After Faceb00k

par Christelle Proulx

Un projet de Charles-Antoine Blais-Métivier et Serge-Olivier Rondeau.

Réseau social le plus achalandé du monde, Facebook est fréquenté par plus de 900 millions d’utilisateurs qui publient au-delà de 300 millions d’images quotidiennement. Cette quantité impressionnante d’images constitue une archive visuelle monumentale et mérite qu’on s’y attarde. Afin de se pencher sur le sujet, Charles-Antoine Blais Métivier et Serge-Olivier Rondeau ont conçu le projet After Faceb00k dans le cadre d’une résidence de recherche estivale du Centre des arts actuels Skol. Ils proposent de constituer une collection des images diffusées « publiquement » et en quantités phénoménales sur ce réseau. Instables et éphémères, ces images ne sont pas cataloguées et le titre du projet indique ce souci de documentation à saveur archéologique en demandant ce qu’il restera de cette gigantesque archive par la suite.

Projets urbains

Les Ville-Laines

Les Ville-Laines est un collectif de tricot-graffiti (pratique plus connue sous le nom de yarn bombing) formé en 2011 par cinq montréalaises. Leurs interventions spontanées et ludiques visent la réappropriation de l’espace urbain par une esthétique prônant la lenteur et se rapprochant de l’artisanat traditionnellement féminin. Œuvrant dans un esprit de type guérilla, les Ville-Laines s’associent à des causes prônant la justice sociale et interrogent notre rapport à l’espace public. Une première exposition solo leur a été dédiée au Centre des textiles contemporains de Montréal au printemps 2013.

Pour découvrir le travail des Ville-Laines http://ville-laines.blogspot.ca/

Voir nos images des interventions des Villes-Laines sur Flickr http://www.flickr.com/photos/85264217@N04/sets/72157631823686384/

http://www.flickr.com/photos/85264217@N04/sets/72157633036017560/

Photographie d’une intervention réalisée à l’angle du boulevard Rosemont et de la rue Saint-Hubert au printemps 2013

Artistes

21 balançoires

21 balançoires est une installation interactive conçue par les artistes-designers Melissa Mongiat et Mouna Andraos en collaboration avec Luc-Alain Giraldeau, professeur de comportement animal à l’UQÀM, pour s’intégrer à l’espace de la Promenade des artistes, située dans le Quartier des spectacles (QDS). Le fonctionnement est simple : les passants activent les balançoires en s’y assoyant, ce qui déclenche des notes de musique, puis ils sont invités à collaborer avec les autres usagers afin de créer une mélodie. Entre le mobilier urbain et le jeu, 21 balançoires se présente désormais comme emblématique du QDS. Mise en place pour la première fois en mai 2011, l’installation remporte un grand succès auprès des Montréalais. L’expérience est alors répétée en 2012 et 2013. Plusieurs prix internationaux ont été décernés à Mouna Andraos et Melissa Mongiat pour leur création, dont le « best in show » aux Interaction Awards en janvier 2013.

Voir nos images des 21 balançoires sur Flickr.

Les balançoires en action : http://www.dailytouslesjours.com/project/21-balancoires/

Photographie de l’édition 2011 des 21 balançoires.

Projets urbains

ACFAS 2013 : L’art, le citadin et le site : habiter l’espace à l’ère de l’image

Ce colloque s’est tenu à l’Université Laval le 9 mai 2013 dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2013 et du colloque annuel du CÉLATLieux de passage et vivre ensemble.

Responsables

Guy MERCIER, Université Laval
Michaël LA CHANCE, UQAC
Suzanne PAQUET, Université de Montréal

Problématique et enjeux du colloque

Les artistes investissent de plus en plus nombreux les places publiques des villes, et ce, de diverses façons : au-delà des formes d’art public plus traditionnelles et pérennes toujours très présentes, les pratiques deviennent relationnelles, éphémères, furtives, in situ et réflexives. Les artistes exerçant ces types d’art urbain estiment qu’ils créent des liens, contribuant à former des collectifs ou des communautés, ce qui correspondrait à la revendication d’une fonctionnalité renouvelée de l’art, de son engagement social, démocratique et écologique. Dans les métropoles en restructuration, des collectifs d’artistes participent aux mouvements d’habitants qui contestent les projets des aménageurs. Il semble que les artistes contribuent ainsi à la reconnaissance du fait que l’habitant est porteur d’une opinion qu’il est nécessaire de prendre en compte dans l’élaboration du projet urbain et de la décision politique. L’art, s’intégrant à l’espace public urbain, l’actualisant ou l’activant, participe à la formulation de problèmes nouveaux.

Activités de recherche

Passeport Dare-Dare

Depuis 2012, le centre de diffusion d’art multidisciplinaire Dare-Dare tient une activité bénéfice annuelle qui prend la forme d’un parcours artistique dans le Quartier des spectacles. Les participants prennent part à cette levée de fonds hors du commun en se procurant le petit passeport vierge, numéroté et produit pour l’occasion, avec lequel ils recueillent les oeuvres-estampes de différents artistes installés dans différents lieux. En septembre 2012, quinze artistes occupent autant d’escales disperspées dans le quartier. Pour l’édition 2013, en plus des artistes installés dans les sept escales de la journée passeport du 25 mai, deux soirées de financement en plus de certaines soirées de vernissage ou de finissage étalées sur l’année permettent aux détenteurs de passeports de se procurer les estampes d’une douzaine d’artistes du volet Intervention dans l’espace public.

Les participants sont invités à parcourir différemment cet épicentre culturel de Montréal qu’est le Quartier des Spectacles en allant à la rencontre d’artistes dont la pratique interroge les relations de l’art aux sites.

Voir nos images de Passeport 2012 et 2013 sur Flickr.

En connaitre plus sur Passeport 2012 ou sur l’édition 2013.

Photographie de l’intervention-estampe de Geneviève Massé  sur le toit de La Maison du développement durable, tirée du compte Flickr Retis.

Dare-Dare Lieux de diffusion Projets urbains

Devora Neumark – Présentation

Devora Neumark est une artiste interdisciplinaire, membre de la faculté du programme de maîtrise en arts interdisciplinaires du Goddard College au Vermont, et a récemment terminé le programme de PhD du Centre pour les études interdisciplinaires sur la société et la culture de l’Université Concordia. Son projet de recherche-création intitulé Radical Beauty for Troubled Times: the (un)making of home se penche sur le rôle que joue la beauté dans le processus de constitution d’un chez-soi après un déplacement forcé.

Elle réalise depuis les années 1990 des performances et des interventions interdisciplinaires en milieu urbain interrogeant les sphères publique et communautaire. Mettant l’accent sur la notion de processus, son travail se veut une remise en question des systèmes de représentation et de pouvoir, à travers les  transformations historiques, les rituels et la construction de la mémoire. Ses oeuvres se caractérisent par leur relation directe avec le public et leur insertion dans des communautés. Elle considère l’art public comme une intervention sociale.

Artistes Projets urbains

Land art Mont St-Hilaire 2012

Créations-sur-le-champ Land art Mont St-Hilaire

Depuis 2007 se tient l’événement Créations-sur-le-champ Land art Mont-Saint-Hilaire « Cet événement est dans l’esprit du Land art, qui est de créer à partir d’éléments naturels trouvés sur place, et se développe en laissant se confronter la nuance et la complexité des projets proposés par les artistes invités. Oser, innover, sortir des sentiers battus en créant à partir de la nature, ce sont des créations sur-le-champ. Pour le public c’est l’occasion d’accéder facilement à l’art tout en prenant une marche dans les couleurs automnales. »

Voir le site du projet

L’édition 2012  « Un paradis pas tout à fait perdu ! »

Les artistes participants étaient Réal Calder, Bill Vazan, Agnès Dumouchel, Yves Leblet, Olivier Gingras, Olga Ziemska, Pierre Leblanc, Sonia Robertson, Daniel-Vincent Bernard, Nathalie Levasseur, Brigitte Blanchet et Natalie Ampleman.

Voir notre album Flickr de l’édition 2012

Projets urbains

ACFAS 2013: Colloque « L’art, le citadin et le site: habiter l’espace à l’ère de l’image »

L’art, le citadin et le site : habiter l’espace à l’ère de l’image

Ce colloque s’est tenu à l’Université Laval le 9 mai 2013 dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2013 et du colloque annuel du CÉLATLieux de passage et vivre ensemble.

Responsables

Guy MERCIER, Université Laval
Michaël LA CHANCE, UQAC
Suzanne PAQUET, Université de Montréal

Problématique et enjeux du colloque

Les artistes investissent de plus en plus nombreux les places publiques des villes, et ce, de diverses façons : au-delà des formes d’art public plus traditionnelles et pérennes toujours très présentes, les pratiques deviennent relationnelles, éphémères, furtives, in situ et réflexives. Les artistes exerçant ces types d’art urbain estiment qu’ils créent des liens, contribuant à former des collectifs ou des communautés, ce qui correspondrait à la revendication d’une fonctionnalité renouvelée de l’art, de son engagement social, démocratique et écologique. Dans les métropoles en restructuration, des collectifs d’artistes participent aux mouvements d’habitants qui contestent les projets des aménageurs. Il semble que les artistes contribuent ainsi à la reconnaissance du fait que l’habitant est porteur d’une opinion qu’il est nécessaire de prendre en compte dans l’élaboration du projet urbain et de la décision politique. L’art, s’intégrant à l’espace public urbain, l’actualisant ou l’activant, participe à la formulation de problèmes nouveaux.

Activités de recherche Événements

Les bruits artistiques dans l’espace public. Une alternative sonore à l’expérience du flâneur

Une conférence de Karine Bouchard et Gabrielle Bleau Mathieu
Présentée dans le cadre du colloque « L’art, le citadin et le site: habiter l’espace à l’ère de l’image »
Ce colloque s’est tenu à l’Université Laval le 9 mai 2013 dans le cadre du congrès de l’ACFAS 2013 et du colloque annuel du CÉLATLieux de passage et vivre ensemble.


Selon Martina Lauster (2007), Walter Benjamin aurait légué à la postérité un mythe moderne en traduisant Baudelaire en allemand, celui de l’expérience du flâneur, permettant le développement d’un rapport entre le public, l’art et la ville. En s’attachant à la fantasmagorie, il inscrivait cette figure dans une généalogie du divertissement préfigurant le cinéma (Benjamin, 1939). Ce faisant, il ancrait également dans la modernité l’hégémonie du visuel et du regard au sein d’une société qui allait devenir celle de la consommation.

Activités de recherche Événements

Le paysage entre art et politique

Depuis ces temps lointains où le jardin royal symbolisait le royaume jusqu’à l’actualité de l’image numérique qui, à force de se multiplier, substitue au monde son propre spectacle, les représentations paysagères, aussi artistiques soient-elles, ont toujours conservé un pouvoir mobilisateur qui leur confère une réelle valeur politique. C’est pourquoi le paysage a très tôt fait l’objet de conventions, que relaient désormais les normes édictées par le législateur, la bureaucratie et le marché. Cette puissance politique des représentations paysagères, qui n’est pas sans lien avec leur valeur artistique, n’est en rien diminuée depuis que le paysage, déjà accaparé par le savoir technique, a été élevé au rang d’objet scientifique. On peut même croire que s’est ainsi nouée une nouvelle alliance de l’art et de la politique.

Les textes de huit auteurs québécois et français réunis dans ce volume traitent diversement du paysage, des formes qu’il prend et qu’il a prises, des règles de sa composition et des raisons qui justifieraient sa conservation, sa mise en valeur, son enchantement. Il y est aussi question de ses usages et des fonctions qu’on lui a attribuées, non seulement à l’époque contemporaine, mais aussi dans le passé, proche ou plus lointain. Se pose de plus le problème du lien entre la réalité concrète du paysage, inscrite dans l’espace géographique et ses représentations, ancrées dans l’esprit humain.

Crédit photo ci-haut : Tom Bradnock.

PAQUET, Suzanne et Guy MERCIER (2013). Le paysage entre art et politique. Québec : Presses de l’Université Laval.

https://www.pulaval.com/produit/le-paysage-entre-art-et-politique

 

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Extrait :

Introduction par Suzanne Paquet et Guy Mercier, p.1-11.

Le paysage, entre art et politique
Forme et norme du spectacle du monde

Depuis ces temps lointains où le jardin royal symbolisait le royaume, jusqu’à l’actualité de l’image numérique qui, à force de se multiplier, substitue au monde son propre spectacle, les représentations paysagères, aussi artistiques soient-elles, ont toujours conservé un pouvoir mobilisateur qui leur confère une réelle valeur politique . C’est pourquoi le paysage a très tôt fait l’objet de conventions, que relaient désormais les normes édictées par le législateur, la bureaucratie et le marché . Et cette puissance politique des représentations paysagères, qui n’est pas sans lien avec leur valeur artistique, n’est en rien diminuée depuis que le paysage, déjà accaparé par le savoir technique, a été élevé au rang d’objet scientifique . On peut même croire que s’est ainsi nouée une nouvelle alliance de l’art et de la politique .

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